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 La Conjuration des Illyriaques

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Date d'inscription : 08/01/2007

MessageSujet: La Conjuration des Illyriaques   Lun 18 Mai - 18:34

Voici retranscrit d'un ancien rouleau parcheminé, par un vieil érudit grec, une étude traitant de la Conjuration des Illyriaques. Peut être cela serait il intéressant de discuter de sa véracité...


Rome l'Éternelle

La fondation

Après la chute de Troie, Énée et les siens s'installèrent dans le royaume de Latinus, au bord du Tibre. Il épousa la fille du roi, Lavinia et fonda la première cité des Latins, Lavinium. Son fils, Ascagne, partit fonder la sienne, Alba. Durant son voyage, il rencontra des fils de Prométhée qui lui proposèrent leurs enseignements en échange de sa protection. Ce fut le serment d'Ascagne. Il fut maintenu durant dix générations, jusqu'à l'avènement de Numitor et d'Amulius, dont le conflit amena la naissance des deux jumeaux : Romulus et Rémus. Ils étaient fils de Rhéa Silvia, la fille de Numitor enfermée dans un temple par Amulius, et d'un adopté du Pape, avatar d'Arès. Après que Numitor eut repris le trône d'Alba, les deux frères retournèrent au Mont Palatin pour fonder leur cité. Mais un conflit les opposa et Romulus abattit son frère. Avec les trois cents familles qui lui étaient restées fidèles, il fonda Rome.

La royauté

Après Romulus, trois rois latins se succédèrent : Numa, Tullius Hostilus et Ancus Martius. Puis le pouvoir passa aux mains des étrusques, population autochtone soumise aux Mystes avant l'arrivée des Latins. Si le premier roi étrusque, Tarquin l'Ancien, resta conciliateur et se contenta d'une grande œuvre de bâtisseur. Son successeur, Servius Tullius, se lança dans de nombreuses réformes qui inquiétèrent les Patriciens. Il renforça notamment les pouvoirs de la Plèbe face au Sénat, portant un premier coup à l'Oligarchie fondée par Romulus. Ses réformes militaires, avec la création des centuries équestres, devaient même servir de cheval de Troie aux Chevaliers Invisibles (Guerriers du Temple de la Vie au service de Tubalcaan). La situation devint très dangereuse pour les Patriciens avec l'accession au pouvoir de Tarquin le Superbe. Celui-ci se révéla être un initié haut gradé des Mystères de l'Orient. Après l'échec de sa tentative tyrannique, les fratries patriciennes, fondatrices de Rome, décidèrent de prendre en main le régime de la Cité. Ainsi naquit la République romaine.

La République

Subtile alliance de monarchie, d'aristocratie et de démocratie, la République romaine devait permettre aux fratries patriciennes de conserver leurs traditions et leur règne. L'émanation de leur volonté, le Sénat, était l'organe prépondérant. Mais rapidement, seules les familles les plus puissantes acquirent le droit d'y siéger. Et des tensions apparurent au sein des Patriciens. Dans l'ombre, les Mystes tentaient de saborder le régime et un nouvel adversaire fit son apparition. Les Chevaliers Invisibles parvinrent à s'introduire dans les rouages de la République et facilitèrent la naissance d'une nouvelle caste : les Equites. Il s'agissait des citoyens les plus riches de Rome qui intégraient les centuries équestres. Mais sous l'influence des Chevaliers Invisibles, le corps des Equites se referma pour former une caste hermétique, interdite même aux familles membres du Sénat. Cette seconde puissance aristocratique parvint, avec la Lex Claudia en -218, à interdire aux familles sénatoriales (la Nobilitas) la gestion et l'organisation financière de la Cité. Ce furent de puissants groupes privés, aux mains des Chevaliers, qui obtinrent cette charge. De même, l'exercice de la justice pénale fut de plus en plus confié aux Equites. Les Chevaliers Invisibles semblaient être les grands gagnants des conflits occultes au sein de la Cité éternelle.

La transition

Mais en -82, Sylla parvint à se faire accorder les pleins pouvoirs par le Sénat. Il s'agissait d'un militaire qui avait déjà sauvé Rome de la guerre civile et avait vaincu les armées de Mithridate, se rendant maître de la province d'Asie. Immédiatement, il tenta de renforcer le pouvoir vacillant de l'Oligarchie patricienne. Pourtant, il succomba rapidement à l'influence des Mystères de Mithra qu'il avait déjà croisé en Asie. Il prit les titres de Felix et de Triomphator et s'entoura d'une garde personnelle constituée de Mystes. Les Patriciens prirent peur et le forcèrent à abdiquer. Ils sentirent que leur règne touchait à sa fin. Mais l'agonie fut longue.

En -70, Pompée, Chevalier qui fut le lieutenant de Sylla, tenta d'affermir son pouvoir et de contrôler Rome. Il commença par abolir les réformes de son ancien chef. Malheureusement, malgré ses appuis au sein des Equites et le soutien des Chevaliers Invisibles, il fut obligé de transiger et de s'allier secrètement avec Crassus et Jules César, deux autres prétendants. Après la mort rapide de Crassus, Pompée tenta de prendre le pouvoir mais Jules César le mit en fuite.

Jules César fut la dernière grande figure de la République vacillante. Membre influent des Patriciens, puisque aîné de la famille Iula qui descendait directement d'Ascagne, il s'attaqua pourtant à l'Oligarchie patricienne en augmentant le nombre de sénateurs et en plaçant ses fidèles. Il décida aussi d'ouvrir l'ordre équestre aux autres couches de la société pour détruire cet esprit de caste attisé par les Chevaliers Invisibles. Étrangement, cet homme seul parvint à imposer sa volonté et à lutter contre les Arcanes mineurs. Il réussit même à avoir le soutien des Mystères de l'Orient et du Zénith. Devant ce succès miraculeux et flamboyant, l'Arcane XVI décida d'intervenir. Il suspectait Jules César d'être l'agent du nouvelle force occulte et redoutait les conséquences possibles. Jakar, alors maître de la première phalange hypapiste qui avait déjà éliminé Pompée, parvint à former une conjuration sous l'identité de Cassius et à convaincre Brutus d'abattre son père adoptif.

Après l'assassinat de Jules César, la situation politique de Rome sombra à nouveau dans le chaos. Les prétendants à la succession formèrent un second Triumvirat. Bien qu'officialisé, il n'eut guère plus de succès que le premier. Lépide mourut. Octave et Marc-Antoine se faisaient face. Chacun regroupa ses troupes. Marc-Antoine eut le soutien de quelques Nephilim basés en Egypte de l'Arcane XIX et des Mystes d'Orient. Quant à Octave, il était conseillé par Ashurban, Optimate de l'Empereur incarné dans Agrippa. Il parvint à éliminer son adversaire et à fonder avec doigté l'empire romain. Les Chevaliers Invisibles sombrèrent dans leur deuxième Nadir et l'Arcane IV perdit vite son influence sur Octave Auguste. L'empire romain échappa à son contrôle, définitivement. Il y eut pourtant d'autres tentatives, parmi lesquelles la plus célèbre fut la conjuration des Illyriaques.


La nouvelle Rome

Le Concile de Salone

C'est dans cette importante ville d'Illyrie (auj. Croatie), par ailleurs site majeur du mithraïsme dans la région, qu'eut lieu une rencontre au sommet entre l'Empereur et le Soleil. Les Princes respectifs de l'époque, Mandaukas et Marc Antoine, furent présents. Il s'agissait de trouver une solution pour " annexer " l'empire romain. Alors que la religion chrétienne se répandait dans le bassin méditerranéen, certains avaient eu l'idée de créer un nouveau culte qui assujettirait les dirigeants romains. Une vieille recette en somme. Le projet fut présenté par Œnope, Exulte de l'Empereur et ancien Monarque Voilé, et des Icares du Soleil, dont Farbharon. C'est ainsi que débuta le projet Sol Invictus.

Soleil Invaincu

L'idée d'Œnope était relativement simple. Il s'agissait de détourner l'œuvre des Mystères de Mithra. Depuis le Ier siècle, la religion mithraïque s'était singulièrement développée au sein de l'empire romain, au point de devenir un adversaire redoutable du christianisme encore naissant. Ce culte solaire, dédié à une divinité tauroctone, était le dernier avatar revêtu par les mystes de l'Orient. Les Illyriaques parvinrent à subtilement détourner ses enseignements et à l'infiltrer afin qu'il devienne leur nouvelle arme. Un véritable cheval de Troie qui devait leur permettre de conquérir les instances dirigeantes de l'empire romain.

Quant à l'Illyrie, elle avait une importance majeure pour Œnope et ses alliés. Centre majeur du mithraïsme, elle abritait aussi la garnison la plus puissante de l'empire romain. Quelques années après le Concile de Salone, un empereur illyrien fut nommé, Claude II. Les Illyriaques eux, avaient porté leur regard sur un soldat de basse extraction. Cela n'empêcha pas Aurélien de développer des qualités tactiques surprenantes et de se hisser dans la hiérarchie militaire. A la mort de Claude II, il fut élu empereur pas ses frères d'armes. Il se lança alors dans une vaste campagne de pacification contre les Goths et les Vandales.

Mais surtout, il fonda un nouveau culte, dédié au Soleil invaincu (Sol Invictus) dont il se disait le protégé. Empruntant énormément au mithraïsme, il faisait de l'empereur le porteur de la Justice et de la Lumière dans le monde. La fête principale était fixée le 25 décembre, date qui sera ensuite reprise par les Chrétiens. Les Illyriaques avaient su agir dans l'ombre, soutenant et détournant à leur propre compte les manigances des Mystères de l'Orient. Sans doute ces derniers se félicitèrent-ils de la " conversion " d'Aurélien. En réalité, leur émissaire, Mnesthée, initié du cinquième arc, était sous l'influence d'Œnope et ne faisait qu'appliquer les volontés du Nephilim.

Ce dont on n'a pas gardé souvenir, ce sont les moyens réels employés par les Illyriaques afin de convertir l'empereur. Après tout, Œnope avait exercé sa magistrature à la tête de l'Empereur durant l'ascension et la chute du Tyran d'Or. Ne se disait-il pas d'ailleurs un fervent fidèle d'Ahura-Mazda ? Et ses conseillers et alliés du Soleil avaient tous des liens plus ou moins étroits avec Alexandre le Grand. On ne saurait dire si Œnope voulut réitérer l'expérience de l'Ether Solaire. Mais il est certain qu'il utilisa certaines techniques, habile mélange des enseignements des Arcanes IV et XIX, visant à " éclairer le Ka-Soleil d'Aurélien ". Ce furent ses propres paroles.

Malheureusement, alors que les regards d'Aurélien se portaient vers l'Est et l'empire perse, Mnesthée comprit ses erreurs et décida de mettre à mort l'empereur qui lui avait échappé. Alors que les légions romaines se trouvaient près de Byzance, une cabale regroupant quelques officiers d'Aurélien qui craignaient pour leur vie, suite aux machinations du Myste assassina l'empereur. La conjuration des Illyriaques semblait avoir échoué et, une fois encore, l'empire romain échappait à l'Arcane IV.

La Tétrarchie

Œnope ne renonça pourtant pas. Malgré la trahison de Mnesthée, les Illyriaques restèrent dans l'ombre et les Mystères de l'Orient ne purent jamais les retrouver. Mieux, ils parvinrent à continuer leurs machinations, toujours sous couvert du culte de Mithra. En effet, pour la plupart des gens, les deux cultes n'en faisaient qu'un. Sans doute les Mystes soupçonnèrent-ils l'influence d'une autre faction, mais il n'eurent jamais confirmation.

Il fallut une trentaine d'années avant que les Illyriaques ne parviennent à retrouver une influence suffisante. Suffisante pour prendre le contrôle de l'empire romain. L'ascension de Dioclétien, né près de Salone l'année même du Concile, redonna espoir. Œnope était le père de cet humain. Alors que les Illyriens se concentraient sur Aurélien, le Pyrim gardait un œil sur l'éducation et la carrière de son fils.

Dioclétien était un être d'une grande sagesse. Il dut d'abord lutter pour imposer son autorité sur tout l'empire. Sous son règne, l'autocratie impériale s'amplifia, l'ordre fut maintenu, les envahisseurs repoussés, les frontières consolidées et l'imposition rationalisée. Conscient qu'il était impossible à un homme seul de régner sur le vaste empire romain, il organisa la tétrarchie en nommant un autre Auguste et deux Césars, successeurs qui possédaient déjà une part de l'autorité impériale. Le système fonctionna admirablement durant quelques années. L'Arcane IV prospéra et infiltra les structures impériales comme jamais auparavant. Quant à l'Arcane XIX, il se borna à exiger d'Œnope la répression de la religion chrétienne, afin d'effacer définitivement l'Incident Jésus de la mémoire des hommes. La volonté affichée du Prince du Soleil cachait un stratgème occulte. En effet, mettre en péril ce à quoi il avait oeuvré par le passé, forçaient les arcanes mineures instrumentalisant le message gnostique à se dévoiler, tout en effaçant sa propre implication. Mais surtout, poussé par l'amertume de son échec passé, la création des Illyriaques n'était que le deuxième tranchant d'une lame visant le coeur de Rome. Une vague de persécution terrible commença. Pendant ce temps les deux tétrarques Dioclétien et Galère, accompagnés de Licinius, futur empereur, consacraient un temple au Sol Invictus sur le Danube et nommèrent leur divinité protecteur de l'empire et garant du pouvoir impérial. C'était déjà la succession de Dioclétien qui se préparait.

En effet, l'empereur, las de sa charge, décida d'abdiquer et de se retirer à Salone. La cérémonie qui avait précédé était sensée permettre à l'Arcane IV de maintenir son influence après la succession de Dioclétien. Il n'en fut rien. Galère, favori d'Œnope, devait faire face à l'autre César, Constance, puis au destin éclatant de son fils, Constantin. La succession se compliqua et les affrontements se succédèrent jusqu'à ce que Constantin le Grand règne au côté de Licinius.

Les Illyriaques furent soulagés lorsque Constantin, dans une crise mystique en 310, décida d'adopter le culte de Sol Invictus comme seule religion impériale. Cela apparut comme une grande victoire. Ce fut un leurre. Deux ans plus tard, l'empereur décida de favoriser l'essor de la religion chrétienne. Il s'en fit même le champion en convoquant le concile de Nicée afin de fixer l'orthodoxie catholique face à l'hérésie arienne. Enfin, il se débarrassa de Licinius et entreprit de fonder une nouvelle capitale pour l'empire. Une nouvelle Rome devait s'élever. Byzance devint Constantinople. La deuxième étape de la scission de l'empire romain venait de s'opérer.

Marc Antoine rappela les siens en voyant la progression du christianisme. Constantin porta un coup sévère à l'Arcane V en ouvrant les temples antiques pour les piller et en luttant ouvertement contre les anciennes religions. Les Illyriaques firent le constat de leur échec et se séparèrent. L'Arcane IV se désintéressa complètement de l'empire romain et reporta toute son attention sur " son " empire : la Perse.



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Marcus Antonius
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MessageSujet: Re: La Conjuration des Illyriaques   Lun 22 Juin - 14:12

superbe texte merci monsieur l'admin ^^

Marcus Antonius
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